Venise a ce pouvoir étrange : même lorsqu’on y passe seulement quelques heures, on a l’impression d’entrer dans un décor suspendu hors du temps.
Je suis passé brièvement à Venise lors d’un séjour en Italie. “Brièvement” peut sembler curieusement choisi pour une ville que beaucoup rêvent de visiter pendant plusieurs jours, mais j’ai de la famille non loin de là et j’ai déjà eu la chance de découvrir la Sérénissime plusieurs fois.
Cette fois, ce n’était donc pas le but principal du voyage, mais impossible de résister à l’appel de ses ruelles, de ses canaux et de cette lumière si particulière.
Dès la sortie de la gare, la magie opère encore : les façades, les reflets sur l’eau, les gondoles, les ponts, les silhouettes qui se croisent… photographiquement, Venise est une évidence. Il devient presque impossible de faire dix mètres sans lever l’appareil photo.
Cette courte après-midi m’a confirmé une chose : il faudra y retourner pour un vrai séjour photographique, plus lent, plus attentif, presque contemplatif.
En attendant, voici quelques images rapportées de cette escapade vénitienne : du numérique au Canon EOS R5, quelques vues argentiques au Canon AE-1, des gondoles bien sûr, mais aussi des détails plus discrets, une cabine téléphonique, des ruelles silencieuses… et même une photo de Trévise.
Buon viaggio.
Venise en numérique – Canon EOS R5
Le numérique permet ici de saisir l’instant, la lumière changeante, les mouvements des passants et les contrastes permanents entre ombre et soleil.
À Venise, chaque angle raconte quelque chose : une façade usée par le temps, une gondole qui attend, une ruelle trop étroite pour laisser passer autre chose que le silence.
J’aime particulièrement cette ville pour cela : elle ne demande pas qu’on la photographie de manière spectaculaire. Elle fonctionne aussi très bien dans le détail, dans l’observation simple, presque discrète.
Les images ci-dessous sont issues de cette déambulation sans véritable itinéraire, simplement guidée par la lumière et l’envie de regarder.

























Venise en argentique – Canon AE-1 + Lomography Earl Grey 400
Changer d’appareil et revenir à l’argentique transforme complètement le regard.
Avec le Canon AE-1 chargé en Lomography Earl Grey 400, le rythme ralentit naturellement. On déclenche moins, on compose davantage, on accepte aussi davantage l’imprévu.
À Venise, cela fonctionne parfaitement : la ville semble déjà appartenir à une autre époque. Le grain, les contrastes du noir et blanc, les textures des murs et des canaux renforcent encore cette impression.
L’argentique apporte ici quelque chose de plus intime, presque nostalgique.
Quelques images de cette seconde approche photographique :





Photographier Venise autrement
Au-delà des cartes postales évidentes, Venise devient passionnante lorsqu’on cherche ses respirations plus discrètes : une fenêtre entrouverte, un rideau qui bouge, une ruelle vide, un pont secondaire sans touristes.
C’est souvent là que se trouvent les images les plus personnelles.
Photographier Venise, ce n’est pas seulement capturer ses monuments, c’est surtout apprendre à ralentir.
Et c’est probablement pour cela qu’on a toujours envie d’y revenir.
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