Canon EOS R5 : passer d’un hybride 4/3 au plein format

Pendant plusieurs années, mon seul appareil photo numérique a été le Lumix GX80. Compact, léger, discret et très efficace, il m’a accompagné partout et m’a permis de réaliser une grande partie des premières images visibles sur ce site.Je n’avais jamais vraiment ressenti le besoin de changer… jusqu’à ce que les sirènes du plein format commencent à se faire entendre.Entre le micro 4/3 du GX80 et le plein format du Canon EOS R5, la différence ne se résume pas à une fiche technique : profondeur de champ, gestion de la lumière, confort de prise de vue, tropicalisation, possibilités en basse lumière… tout change.

Voici pourquoi je suis passé du Lumix GX80 au Canon EOS R5, ce que j’y ai gagné, et mes premières images réalisées à Annecy.

Reflex ou hybride : quelles différences ?

Il y a quelques années, j’ai suivi des cours photo et il me fallait un appareil numérique. Je n’étais pas attiré par les reflex : trop encombrants, souvent plus lourds et plus coûteux. Heureusement, l’arrivée des hybrides correspondait exactement à ce que je recherchais.

Un appareil reflex utilise un miroir qui renvoie l’image dans le viseur optique, ce qui permet une visée directe et précise. Mais ce système prend de la place et impose des boîtiers plus volumineux.

L’hybride supprime ce miroir et remplace cette visée par un viseur électronique. Résultat : un appareil plus compact, plus léger, tout en conservant la possibilité de changer d’objectif et de garder un vrai contrôle sur sa photographie. Pour moi, c’était le compromis idéal.

Du micro 4/3 au plein format : pourquoi ça change tout

En photographie, le plein format correspond au capteur historique 24×36 mm, celui de la pellicule argentique. Pendant longtemps, ce format était surtout réservé aux reflex haut de gamme.

Les hybrides, eux, ont d’abord été développés avec des capteurs plus petits, notamment l’APS-C et le micro 4/3. C’est ce dernier format que l’on retrouve sur le Lumix GX80.

La taille du capteur influence plusieurs éléments essentiels : la gestion de la lumière, la montée en ISO, mais aussi la profondeur de champ. Plus le capteur est grand, plus il devient facile de travailler en basse lumière ou d’obtenir certains flous d’arrière-plan très marqués.

On peut évidemment produire d’excellentes images avec un micro 4/3 — j’espère l’avoir montré sur ce site — mais le plein format ouvre d’autres possibilités, notamment pour le type de photographie que j’aime pratiquer.

Pourquoi le Lumix GX80 restait un bon appareil

Photographie de l'appareil hybride Lumix GX80
Lumix GX-80

Avant de parler du changement, il faut être honnête : le Lumix GX80 est un excellent appareil. Compact, discret, léger et fiable, il m’a accompagné partout pendant plusieurs années.

Sa petite taille était un vrai avantage, aussi bien pour photographier facilement que pour préserver mon dos lors des longues sorties. Il m’a permis de réaliser une grande partie des images présentes sur ce site, et je ne regrette absolument pas ce choix.

On peut faire de très belles photos avec un micro 4/3, surtout lorsqu’on privilégie le regard, la composition et la lumière plutôt que la simple course au matériel.

Les vraies raisons de mon passage au Canon EOS R5

Photographie du dos d'un Canon EOS R5
Canon EOS R5

Le premier reproche que j’ai commencé à faire au Lumix concernait les tirages. Son format 4/3 impose parfois des recadrages pour certains formats d’impression, ce qui n’est pas idéal quand on aime les cadrages rigoureux.

Autre point important pour moi : la profondeur de champ. C’est probablement mon critère principal en photographie. Le plein format permet davantage de souplesse sur ce point, notamment pour les portraits ou certaines ambiances en lumière naturelle.

Le GX80 n’était pas non plus tropicalisé. En Haute-Savoie, cela reste gérable, mais dès que l’on voyage ou que la météo devient plus exigeante, cela peut vite devenir une limite.

Et puis il y a eu le Canon EOS R5. Les résultats en basse lumière, la qualité des fichiers, la latitude de travail, le confort général, l’écran de contrôle sur le dessus du boîtier… ce n’était plus seulement une question de fiche technique, mais une vraie envie photographique.

Mes premières photos avec le Canon EOS R5 à Annecy

Je vous épargne les tests ultra-techniques et la longue liste des superlatifs — d’autres le font bien mieux que moi.

Ma vraie crainte concernait surtout l’encombrement. Passer d’un petit hybride micro 4/3 à un plein format haut de gamme pouvait facilement devenir une punition pour le dos et pour le plaisir de photographier.

Finalement, mes premières sorties avec le Canon EOS R5 autour du lac d’Annecy m’ont rapidement rassuré. La prise en main est excellente, l’équilibre du boîtier inspire confiance, et surtout, le plaisir de photographier est immédiat.

Les premiers jours avec un nouvel appareil sont toujours particuliers : on découvre les réglages, on cherche ses repères, on hésite, on teste… puis on commence à sentir ce que le boîtier a réellement dans le ventre.

Voici mes premières images réalisées avec le Canon EOS R5 à Annecy.

Et au final : fallait-il vraiment changer ?

Avec le recul, je ne dirais pas qu’il fallait absolument changer. Le Lumix GX80 reste un excellent appareil, capable de produire de très belles images.

Mais le passage au Canon EOS R5 correspond davantage à ma manière de photographier aujourd’hui : plus de liberté sur la profondeur de champ, une meilleure gestion de la lumière, davantage de confort sur le terrain et une sensation de maîtrise plus immédiate.

Ce n’est pas une question de meilleur appareil dans l’absolu, mais plutôt de bon outil au bon moment.

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