Chroniques photo | Annecy – 2023

Cet article regroupe mes chroniques photo réalisées en 2023 à Annecy (et ailleurs)

Janvier : séduction du Canon R5

Une utilisation intensive du Canon EOSR5 me permet de compléter le 1er article consacré au successeur de mon Lumix.

La 1ere satisfaction concerne la prise en main. La poignée permet de ne pas s’angoisser quand on marche plusieurs heures appareil en main, on ne craint pas de le lâcher. La disposition des boutons et leur personnalisation totale rendent aussi l’appareil intuitivement utilisable.

La mise au point sur n’importe quelle partie de l’image est aussi une différence appréciable. Contrairement au Lumix, je peux faire la map vraiment où je veux.

Autre changement, les 45MP qui donnent un effet incroyable sur les photos de paysages notamment à f32 ou qui permettent un recadrage sans rien pixeliser.

On pourrait croire que j’étais proche de cette mouette.

Réservé à l’embarquement

Canon n’a pas menti sur la stabilisation : pose de 1,3 seconde à main levée.

Mais le changement le plus remarquable en passant au plein format, c’est la profondeur de champ. Avec le Lumix GX80, photographier à f2.8 un élément lointain ne donnait pas une profondeur de champ importante. Là, on peut photographier un bateau loin sur le lac et avoir un bokeh impeccable. Je me régale !

Pour en savoir plus sur mon expertise photographique,
👉 Votre photographe

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Février : essentiellement Annecy

Je continue à me régaler avec mon Canon EOSR5. Promis, c’est la dernière fois que je le dis. Du coup, moins d’argentique, de Polaroid et beaucoup de numérique. Dans l’actualité la plus récente, j’ai fait partie des heureux élus de la compétition « Profondeur de champ » organisée par Lomography grâce à cette photo de Romane prise l’année dernière avec une Graflex, un dos Lomograflok et du film Instax. Mais, c’est quand même la modèle qui fait tout !

10 ans moins une semaine

D’ailleurs, heureusement qu’il y a de bons appareils comme la Graflex pour tirer le meilleur du film Instax parce que je ne suis pas sûr qu’on y arrive avec les appareils Fuji.
J’hésitais à m’acheter l’objectif Petzval 55mm de Lomography et d’hésitations en hésitations, j’ai fini par me convaincre. Vous pouvez voir mes premiers résultats avec cet objectif atypique dans cet article.

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Mars : confirmation du Canon R5

Je passe mon peu de temps libre à faire de la photo et à regarder l’excellente série « Esterno notte » sur Arte. En espérant que du temps libre, on en aura bien avant 64 ans…
Au mois de mars, du numérique, du numérique et du numérique. Mon Lumix GX80 étant définitivement parti, vous ne verrez plus que des photos prises avec le Canon EOSR5 dont je vais vraiment arrêter de vanter les mérites ou alors en me faisant payer par Canon 🙂 mais il change un peu ma façon de faire de la photo.

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Avril : le réveil sonne

J’étais en train de me dire qu’il fallait choisir les 5 photos du mois parmi une bonne quantité d’images que je trouve belles, remercier chaleureusement les amiEs, leurs enfants, qui m’ont offert une après-midi à faire des portraits avec des appareils souvent bien plus vieux que les modèles, et puis il y a 7h23 des Cadavres qui est passé dans mon juke box. Et ça dit quelque chose comme ça :

« 6h 30 le réveil sonne / Debout tête qui bourdonne / 7h 23 train en gare / Engueulade pour s’asseoir / 8h 30 pointe et commence / 7h 40 sans intermittence / 5h sonne, c’est fini / Course aux vestiaires et sortie / Bus du soir / Train du soir / Film du soir / Repos chaque soir / 6h 30 le réveil sonne
Tic Tac etc / Tic Tac etc / Avancer / Se taire / Continuer… »

Voilà, on en a pris pour 64 ans… le juke box est passé à Grenade incendiaire de Calavera et moi aux 5 photos finalement choisies pour ce mois d’avril 2023.

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Mai : Venise et du muguet

Sur Instagram, en dehors de ma petite personne, il y a de belles photographies, même si pour les photographes je trouve que Flickr est mieux fait. Et surtout, il y a les posts de France Culture. Vraiment, c’est ce que je trouve de plus intéressant en dehors des belles photos, et ce n’est pas question d’être intello ou pas. D’ailleurs, je me suis toujours demandé, ceux qui n’aiment pas les intellectuels, ils préfèrent quoi ?

Bref, les posts de France Culture sur Instagram, ça apporte rapidement quelques connaissances. Pour aller plus loin, on peut aussi écouter le podcast correspondant. Ce mois-ci, dans La Série documentaire, il y a un excellent reportage en 4 épisodes, sur l’anti-tsiganisme. Un documentaire nécessaire parce qu’on entend régulièrement des horreurs sur les Roms, Sintis, Gitans… horreurs souvent admises et qui finissent par créer du racisme acceptable, c’est-à-dire que celles et ceux qui les profèrent suscitent plus souvent l’approbation que la contestation.

Sur le même sujet, j’avais été marqué par l’exposition Mondes tsiganes au musée de l’histoire de l’immigration en 2018. C’est un des rares lieux qui a le mérite de parler positivement de l’immigration loin des discours politiques qui se nourrissent de la haine de l’autre pour s’assurer un avenir électoral. L’objectif de l’exposition était de montrer comment les photos fabriquent des stéréotypes et ont fini par construire les préjugés sur les tsiganes.

C’est à cette occasion que j’ai découvert Mathieu Pernot (mais lui ne le sait pas) et ses images de la famille Gorgan. L’exposition malheureusement a été éphémère et parisienne. Elle aurait dû sillonner la France, les écoles, les salles des fêtes… Il en reste quand même un ouvrage : Mondes Tsiganes, une histoire photographique, 1860-1980 aux éditions Actes Sud. Si je vous dis tout ça, c’est aussi parce que je viens de finir un autre livre de Mathieu Pernot, La Ruine de sa demeure, avec des images terribles du Liban, de la Syrie et d’Irak.

Enfin, parce que je ne finis jamais, mais ça reste dans le thème, je viens aussi de lire L’Odyssée d’Hakim et je tiens à dire à Fabien Toulmé et à Hakim (on ne sait jamais s’ils avaient la bonne idée de passer par là) que si j’ai été ému tout au long des 3 tomes, j’ai pleuré à la page 222 du tome 3 et ça ne m’est jamais arrivé en lisant une BD.

Et sans transition, les photos du mois de mai ! Je suis passé très rapidement à Venise. Le mois de mai, c’est LE moment de caser du muguet, fleur qui m’a permis de tester un nouvel objectif macro, sans doute mon dernier objectif car mon renouvellement de matériel numérique est complet. Enfin, en photo, c’est plus souvent le dernier avant le prochain… D’ailleurs, cette « nouvelle » Graflex Speed Graphic, m’a permis de sortir au moins un instantané qui mérite sa place dans mon top 5 des photos du mois et change un peu du tout numérique.

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Juin : dans les pâturages

Une sortie dans les champs de montagne notamment avec le Petzval de Lomography constitue l’essentiel des images de ce début d’été. Et puis de la macro parce que j’aime bien en faire. Dernière activité photo, j’ai développé des pellicules noir et blanc qui m’ont permis d’enfin découvrir des portraits à la Graflex.

Si vous voulez voir d’autres portraits réalisés à la Graflex,
👉 Découvrir les portraits

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Juillet : les Bauges à l’honneur

Une balade forestière dans les Bauges a sauvé cette rubrique des 5 photos du mois.
Techniquement, du numérique, du numérique et du numérique. Mon matériel argentique prend la poussière et les jeunes touristes que je croise le Canon AE1 porté fièrement en bandoulière me donnent quelques remords. Malheureusement, pour l’instant, ma photographie est bien plus simple en numérique.
2 particularités ci-dessous, puisqu’il y a une photo prise avec un objectif argentique à décentrement, un de mes préférés. Et je m’amuse parfois aux poses longues à main levée quand je tombe sur un cours d’eau, les innovations en stabilisation permettant de se passer (un peu) du trépied, ce qui est agréable quand on se balade dans les Bauges…

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Août : la Bretagne plutôt qu’Instagram

Ma question du mois : que faire d’Instagram ? Je ne suis pas un adepte des réseaux dits sociaux mais apparemment il faut y être, alors j’y suis. Après quelques mois d’expérimentation, tous les préjugés que j’avais se trouvent confirmés. Comme tout le monde, je suis capable d’y passer des heures, de réels inutiles en réels désolants. Mais, il y a des abonnements intéressants comme Arte, Le Monde, Mediapart, France Culture, Archives de la zone mondiale…

Je vois des photos ratées prises par des photographes proclamés qui ont quand même des milliers de followers. Serait-ce de la jalousie ou une trop haute estime de mes photos ? Non, je ne cherche pas à faire de la photo qui plait mais qui me plait, je conçois donc qu’on les trouve ratées. Mais sur Instagram, je vois des photos techniquement ratées, sans émotion et pourtant ultra-likées. Je vois aussi de très belles images heureusement. Alors je like à la chaîne sans en savoir plus sur l’auteurE. Je sais, je pourrais faire l’effort mais rien ne m’y pousse, il faut scroller maladivement. C’est d’ailleurs ce qui rapporte de l’argent aux géants du web : ils vendent de la donnée et de la pub en nous maintenant devant un contenu qu’on leur a fourni gratuitement.

En plus, je ne sais pas me vendre à l’algorithme, envoyer des « splendides » à chaque coucher de soleil bien cadré, envoyer le smiley qui applaudit à la phrase philosophique souvent mal orthographiée qui donne les recettes simples du bonheur postée par des gens qui ont l’air d’aller mal, répondre obligatoirement à des « magnifiques » gentiment commentés sous ma photo (si, si c’est gentil, on a tous un petit égo à rassurer), poster des stories pour dire qu’on a posté une photo… Alors moi aussi pour raccourcir la réflexion comme sur Insta, j’y vais de ma petite phrase philosophique qui n’est pas de moi mais de quelqu’un que j’ignore et qui a sans doute des milliers de followers : « être célèbre sur Instagram, c’est comme être riche au Monopoly ».

Alors, que faire d’Instagram ? J’y suis et ça me rapporte 20 likes et 2 commentaires qui rassurent mon petit égo. Les géants du web nous ont vraiment bien cerné. Même quand on s’y oppose, on ne claque pas facilement la porte.

Par contre, j’aime discuter photo et on m’écrit régulièrement sur le site, souvent pour des questions de matériel, et je réponds toujours.

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Septembre : gagnant au concours Lomography

J’ai fait partie des gagnants du concours « 1992.jpeg » de Lomography avec cette photo « K7 à Lunettes » prise à la Graflex Speed Graphic sur du film Instax Wide grâce au dos Lomograflok.

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Octobre : dans la forêt

Un mois d’octobre ensoleillé qui donne envie de couleurs orange, de capter les dernières lumières qui transpercent les feuilles mais aussi d’ambiance intemporelle en se perdant dans les ruines croisées en forêt. Ce mois-ci, le Canon EOS R5 a eu l’occasion de s’illustrer. Il me permet tellement de photos… J’ai aussi ressorti du placard l’objectif Tilt-Shift qui sait dévoiler l’essentiel. Beaucoup de Polaroid également avec l’achat d’un « monstre » de l’instantané, le Mint SLR670-X Ming.

Vous pouvez voir mon travail au Polaroid,
👉 Visiter la galerie Polaroid

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Novembre : en pose longue

Beaucoup, énormément de photos en novembre, dont une petite dizaine pourrait figurer dans cette sélection. Mais, comme il en faut 5, j’ai éliminé les photos de forêt et de feuilles pourtant magnifiques avec leur couleur orangée mais déjà vues au fil des articles. J’ai privilégié des nouveautés techniques comme ce portrait au Mint SLR670-X Ming qui permet de coupler un flash studio à un Polaroid. Et ça change tout pour les portraits !

J’ai également acheté un filtre ND… rien à voir avec les filtres Instagram qui dénaturent vos photos. Les filtres ND (Neutral Density) permettent d’assombrir l’image donc d’augmenter le temps de pose. Vous pouvez ainsi prendre des photos en plein soleil à midi comme si c’était une fin d’après-midi. Mais, pour moi l’objectif est plutôt de faire des poses longues. Augmenter considérablement le temps de pose, plus d’une vingtaine de secondes, donne des effets à tout ce qui est en mouvement (comme l’eau) et augmente les détails de la matière. C’est le cas de certaines photos au Canon EOS R5 qui sont aussi mes premières images pour tester ce filtre ND variable. Et j’aime bien le résultat.

Si vous voulez tout comprendre à la pose longue,
👉 je donne des cours photo à Annecy

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Décembre : salut à toi le Taï Luc !

J’ai fait très, très peu de photos en décembre, même en numérique. Mais, il y en a une que je dois commenter. Un dimanche de décembre, j’apprends le décès de Taï Luc, chanteur de La Souris déglinguée. J’ai donc ressorti mon Polaroid 180, un peu plus vieux que la formation du groupe, pour faire une image hommage à celui dont les morceaux font partie de la bande son de ma vie.
Et sinon, du ponton, des feuilles et de la boue… A regarder en écoutant St Sauveur version Paris 23.05.89

Si mes images vous plaisent…
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