Chroniques photo | Annecy – 2025

Cet article regroupe mes chroniques photo réalisées en 2025 à Annecy (et ailleurs)

Janvier : passage à Paris

C’est parti pour une nouvelle année de photos. Pas forcément bien parti parce que j’en fais très peu en ce moment. Je constate au fil du temps la domination de du numérique qui ne laisse que quelques miettes au Polaroid et à la Graflex. Ça semble annoncer l’extinction de mon activité argentique. Verdict en au mois de décembre.
Ce mois-ci, un passage par la capitale qui se prêtait particulièrement au décentrement. Et aussi un peu de ponton, ça faisait longtemps…

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Février : sauvé par la macro

Un mois de février pas très heureux en photo, sauvé par la macro et quelques éclaircies. C’est bien la macro, tu fais 2m, tu trouves une photo à faire. Ce que j’aime, c’est l’impression d’un monde nouveau qui nait de ce grossissement. Dis comme ça, c’est simple mais ça ne l’est pas tant que ça. D’autant plus que je ne suis pas un expert et que j’en fais rarement. Comme pour toutes les photos, la lumière est primordiale, mais en macro la proximité de l’appareil, de l’objectif, du photographe viennent facilement ombrager la scène. Et malheureusement, il faut en plus privilégier une grande fermeture pour avoir du détail, donc encore perdre en luminosité. Si on ajoute que le moindre souffle d’air, le moindre frémissement de l’appareil donnent du flou de bougé, c’est pas si simple la macro !

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Mars : en forêt

Ce mois-ci, je vous écris d’un endroit plein de désolation, oublié de tous, où la survie médiatique ne tient qu’à un fil : il n’y a plus Internet chez moi ! Autant je me passe très bien de téléphone portable, autant Internet c’est plus dur. Je me sers d’un disque réseau, je regarde des films via des applications, j’écoute de la musique en streaming… Heureusement, j’aime aussi lire, prendre des photos, j’ai un lecteur blu-ray et une platine vinyl et pour tout ça, pas besoin de connexion. Je vais survivre !
J’ai pu réaliser cette petite série « ce qu’il s’est passé dans la forêt », là où il n’y a pas de connexion.

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Avril : cap au Nord

Je n’ai pas fait de photos de la fête de la soupe à Lille mais c’est plus à vivre qu’à photographier. Merci pour vos diversités. On ne voit pas ça dans beaucoup d’endroits et ça fait chaud au cœur. Mais pour ce mois d’avril, des photos plutôt de mer (du Nord) et de mines (du Nord aussi). Sans gens dessus.

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Mai : sur les hauteurs du lac

Je profite du climat du mois de mai et d’habiter dans un coin plutôt photogénique pour faire quelques balades sur les hauteurs et autour de ma ville. Du côté photographique, j’ai trouvé des compagnons de promenade qui ont fini par gagner leur place dans mon sac : mon Canon EOSR5, un objectif 24-70mm, un objectif Petzval version Lomography et mon Polaroid SLR670-X Ming. Le Petzval est plutôt utilisé pour le portrait mais son bokeh tourbillonnant sort mes photos de paysage de leur banalité.

👉 Photographier Annecy : mon regard sur le lac et les sommets

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Juin : fête de la musique

C’est exceptionnel, j’ai quelques photos musicales. Ce n’est normalement pas mon truc, enfin la musique si, mais les photos de concert, pas trop. Il y a des spécialistes qui font ça très bien, dont mon ami Olivier sur la scène punk, DIY, alternative und so weiter.

Quand je vais en concert, je préfère écouter que me concentrer sur les photos. Mais, j’ai fait exception pour cette fête de la musique et voici des images du groupe punk d’Annecy : Fuck da Tourist. J’ai dû passer les images en noir et blanc parce que les éclairages rouges, c’est fatal !

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Juillet : en dehors des sentiers touristiques

Voici 5 photos prises au hasard des chemins de Haute Savoie où je me suis promené avec mon nouveau meilleur ami : le Lomography New Petzval. Et aussi quelques photos de ma ville, Annecy, pour en rajouter aux milliers (millions ?) prises par les touristes. Enjoy comme on y dit par ici.

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Août : antiquité et nouveauté

J’ai été prolixe en août, profitant pleinement des chemins des forêts haut-savoyardes, loin du lac pour échapper au surtourisme. Mon fidèle Lomography Petzval m’a accompagné, toujours efficace pour capturer l’ambiance de la forêt. En parallèle, j’ai pris plaisir à dépoussiérer une Graflex pour une petite séance nostalgique.

Ce mois-ci, je partage deux images réalisées avec du Polaroid 669, un pack périmé depuis au moins 20 ans. Plus qu’une antiquité, il s’agit d’un véritable vestige de la photographie instantanée.

Moments en famille et premières rencontres

J’ai également eu le plaisir de croiser Olympe, une nouvelle petite cousine, et de réaliser quelques portraits improvisés. Mais le moment fort de cette fin août a été une grande première : Lucie, âgée d’à peine une semaine, a posé devant l’objectif pour sa toute première séance photo. Une expérience inoubliable, même si pour ces deux-là, Graflex, Polaroid, pellicules et révélateur resteront des concepts mystérieux.

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Septembre : le retour de l’argentique

Depuis mon passage au numérique plein format, je ne fais quasiment plus d’argentique et juste un peu de Polaroid. La raison essentielle est que j’arrive à faire les photos que je veux avec le Canon R5 (heureusement vu l’investissement) et que je n’ai plus vraiment besoin d’en passer par d’autres appareils. En plus, je lui associe un Lomography Petzval ou un Canon TS pour le décentrement et je retrouve ainsi ce que je faisais en argentique.

Mais… pour ce mois de septembre, je suis revenu à l’argentique, pour le plaisir du sténopé et du développement. La photo 4×5 au sténopé n’est certainement pas la plus belle, même si je lui trouve un certain charme, mais elle ajoute ici un exemple de cette technique devenue si rare.
Je poste également une photo prise au Rolleicord III, appareil qui a la particularité d’utiliser une pellicule 120 (les photos sont carrées et la pellicule est toujours si agréable à mettre sur une spire !), d’avoir 2 objectifs et une visée sur le dessus. L’ensemble est entièrement manuel et il faut donc s’y connaître un peu pour régler vitesse et ouverture. Je pense que la mode de l’argentique lui accorde moins de succès que le Canon AE1.

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Octobre : développement des diapositives

En octobre, j’ai enfin développé toutes les pellicules diapositives qui attendaient, parfois depuis plusieurs années. En effet, les chimies couleur sont prévues pour un nombre limité de développements et périment assez rapidement. Autrement dit, acheter un kit uniquement pour une pellicule n’a que peu d’intérêt. Pour exploiter correctement un litre de chimie, il faut généralement développer une dizaine de films.

Depuis l’arrêt de Tetenal, on trouve heureusement des kits en plus petites quantités. Cependant, ils sont nettement plus chers : il faut compter environ 45 € pour une dizaine de pellicules. De plus, le kit Bellini E6 que j’ai utilisé, avec ses six bains successifs, demande beaucoup d’étapes et de rigueur.

Le choix du développement maison

Malgré tout, le développement maison reste largement plus économique qu’un passage en laboratoire. Surtout, il offre le plaisir du « fait soi-même », ce qui, à mes yeux, n’a pas de prix. D’ailleurs, dès que l’on travaille avec d’autres formats que le 35 mm, comme le 4×5, le développement à domicile devient presque indispensable.

Noir et blanc, couleur et pratique personnelle

Puisque j’évoque le développement maison, il est important de préciser qu’il n’y a rien de réellement effrayant dans le développement couleur, que ce soit en C-41 ou en E-6. Bien sûr, il est conseillé de débuter par le noir et blanc, avec ses deux bains simples — révélateur et fixateur — et ses températures plus tolérantes autour de 18 à 20 °C.

Actuellement, je développe d’ailleurs mes plans-films noir et blanc le jour même de la prise de vue, tant le procédé est simple. En revanche, si vous avez l’équipement pour maintenir les produits à 38 °C, le développement couleur repose sur un principe similaire.

Si vous voulez apprendre la magie du développement photographique, je donne des cours à Annecy pour partager mes connaissances.
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Novembre : un mix des genres

Ce mois-ci, j’ai photographié des quantité de… feuilles. Tellement de feuilles que j’en ai rédigé un article à part.

Côté matériel, il y a quelques années, j’ai commencé à utiliser une Graflex Super Graphic. Facilement transportable, je l’ai emmenée en balade, en vacances et un peu partout avec moi… Ensuite, j’ai travaillé avec une Speed Graphic équipée d’un objectif Kodak Aero Ektar. En revanche, celle-ci, je ne la replie jamais à cause de l’objectif ce qui la rend moins évidente à transporter.

Finalement, en ce mois de novembre, je l’ai tout simplement glissée dans un sac de courses. Autant dire que, si en forêt vous croisez un type avec un sac photo, un trépied, un sac de courses, c’est probablement moi. Mais surtout, utiliser l’Aero Ektar en extérieur est vraiment réjouissant. D’ailleurs, cela suscite souvent la curiosité et engage la discussion La Graflex, ça crée du lien !

Enfin, j’ai aussi multiplié les Polaroid. Ainsi, pour ces 5 photos du mois de novembre, je vous propose un véritable mix des genres.

👉 Mon guide pour choisir un Polaroid vintage

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Décembre : autour du lac

En ce mois de décembre, j’ai réalisé de nombreuses images autour du lac d’Annecy. Par ailleurs, j’ai également réalisé quelques portraits en studio (merci Charlène et les filles !)

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Enfin pour bien terminer l’année, une petite histoire pour accompagner ma photo du célèbrissime pont des Amours d’Annecy. Je ne suis pas le photographe le plus chanceux, ce qui explique sans doute pourquoi je ne pratique pas la photo de rue : je pense que je peux attendre une vie avant que le hasard mette quelque chose de photogénique dans mon viseur. J’imagine une photo possible – des mouettes immobiles sur un ponton – j’ allume mon appareil, juste quelques secondes qui suffisent pour qu’un enfant fasse fuir tous les oiseaux. J’attire aussi les personnes qui choisissent mon cadrage pour s’arrêter et téléphoner…

Mais, ce jour-là, la brume derrière le pont me permet d’imaginer un noir et blanc contrasté avec un effet de silhouette.  J’ai photographié plusieurs scènes selon la disposition des passants. Puis, chose rare, le pont s’est retrouvé totalement vide. Quelques secondes plus tard, un cycliste est entré dans le cadre. Merci à lui pour m’avoir rappelé que la chance existe parfois en photographie !

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